Dee Gordon

Honorables sénateurs, ce n’est pas une journée ordinaire pour le Sénat aujourd’hui. Nous recevons ici Dee Gordon, une mère courageuse, et j’ai l’honneur de lui rendre hommage cet après-midi.

Dee est une femme remarquable dont la détermination et la force de caractère sautent aux yeux lorsqu’on prend connaissance de son éprouvant périple. Imaginez ceci : il y a deux semaines, le 15 janvier, Dee a entrepris une marche de Toronto à Ottawa, appelée Walk to Ottawa. Elle l’a fait pour sensibiliser la population aux troubles du spectre autistique et pour amener les gens à signer une pétition en vue d’obtenir l’adoption d’une stratégie nationale sur les TSA. On parle d’une marche de deux semaines, en plein mois de janvier, de Toronto à Ottawa.

Décrite par une de ses amies comme une « maman guerrière », Dee a trois enfants, dont l’un, un adolescent prénommé Jacob, est atteint d’autisme. Pendant 13 ans, elle s’est battue pour obtenir les soins et le soutien dont son fils a besoin. La route a été difficile, mais Dee ne s’est certainement pas laissé abattre.

Dee a expliqué l’importance de marcher jusqu’à la capitale nationale durant le mois le plus froid de l’hiver. Voici ce qu’elle a dit :

Si j’ai choisi le mois de janvier, c’est pour montrer que Jacob doit mener son combat comme s’il avançait péniblement dans la neige tous les jours. C’est difficile, c’est dur; il faut tout planifier.

La marche Walk to Ottawa a fonctionné comme une machine bien huilée, ponctuée de mises à jour en ligne et de messages d’encouragement en provenance de tous les coins du pays.

C’est important pour nous, honorables sénateurs. Cette question nous tient à cœur, parce qu’elle nous concerne tous. Vous vous souviendrez de notre rapport publié en 2007, intitulé Payer maintenant ou payer plus tard : Les familles d’enfants autistes en crise. Ce rapport figure sur la page Facebook de Dee. Elle a fait cette marche pour Jacob, mais la pétition vient appuyer ce que nous avions proposé il y a sept ou huit ans.

La seule chose qui me rendrait encore plus fier que de constater l’influence positive du rapport du Sénat sur les gens touchés par l’autisme, c’est la création d’une stratégie nationale, comme le préconisait le rapport.

Nous avons adopté une stratégie en matière de santé mentale et créé la Commission de la santé mentale. Et d’où ces idées viennent- elles? Du Sénat. Pourquoi ne pas faire la même chose pour l’autisme?

Chaque pas que Dee Gordon a fait au cours deux dernières semaines, des semaines très froides, nous a permis de nous rapprocher de ce but. Elle est arrivée sur la Colline du Parlement il y a à peine une heure. Tout au long de son périple, elle a transporté une pétition signée par des dizaines de milliers de gens réclamant l’adoption d’une stratégie nationale sur l’autisme. Elle la remettra au gouvernement au nom de tous ceux qui sont en faveur d’une telle mesure.

Dee, ces quelques minutes sont pour vous, votre extraordinaire famille et les gens qui vous ont appuyée. Je me réjouis que vos trois enfants soient avec vous et qu’ils entendent parler de votre extraordinaire persévérance et de votre détermination à changer les choses. Vous êtes une mère absolument extraordinaire.

Honorables sénateurs, il y aura une réception cet après-midi à l’édifice Minto Place. J’espère que certains d’entre vous pourront y participer. Elle aura lieu de 15 h 30 à 17 h 30 au salon Lisgar de l’édifice Minto Place.

Ce chapitre de l’histoire est peut-être clos. La marche de Dee est peut-être terminée, mais nous, sénateurs, ne nous reposerons pas, car nous savons que nous resterons unis pour cette cause tant que le pays n’aura pas de stratégie nationale relative aux troubles du spectre autistique.

Je vous remercie, honorables sénateurs.