Grands Frères Grandes Soeurs d’Ottawa campagne Copain copine

Bonjour tout le monde.  Je vous remercie sincèrement de m’avoir inviter ici aujourd’hui. C’est un grand plaisir pour moi de me joindre à vous tous, en compagnie également du chef de police adjoint et de mon collègue de la Chambre des communes, Paul Dewar.

C’est très significatif, à mon avis, que le chef de police, Vern White, soit le champion de la campagne Copain copine.  Cela démontre ce que nous savons tous : pour avoir des rues et des communautés sécuritaires, il faut commencer par nous assurer que nos enfants sont heureux, en santé et engagés au sein de leur famille, de leur école et de leur communauté.

La simplicité de la démarche des Grands Frères Grandes Sœurs me plaît beaucoup.  Elle permet à chaque enfant d’avoir un ami, un ami important.  Quelqu’un qui les écoutera, les respectera et leur demandera « Et toi, qu’en penses tu? »  Quelqu’un qui leur dira « Vas y, tu es capable ». Et aussi, « Je peux t’aider ».

Enfants, nous avons tous eu des adultes qui ont joué un rôle important dans notre vie.  Lorsque j’étais adolescent, ma famille a déménagé du Nouveau Brunswick à Montréal.  Je passais d’une petite ville où je connaissais tout le monde à une grande ville où je ne connaissais pas un chat.  J’avais peur, j’étais perdu et j’étais terriblement malheureux.  Mais à mon école, il y avait un entraîneur de football.

Quand il m’a vu, il a décidé que j’allais devenir un joueur de football et il m’a invité à me joindre à l’équipe.  Ma vie a complètement changé!  Du jour au lendemain, j’avais trouvé ma place.  Tout à coup, quelqu’un croyait en moi.

Ce souvenir est l’une des raisons pour lesquelles je suis ici aujourd’hui.  Je dois vous dire aussi qu’en 1972m, je suis devenu le « grand frère » d’un jeune garçon.  À l’époque, je travaillais comme journaliste à la station CKGM de Montréal et j’avais remarqué un jeune qui traînait près du Forum et quêtait de l’argent.  Il était de Saint Henri, un quartier dur de la ville.  Lui aussi était un dur.  Un Mohammed Ali en miniature.

Il est devenu mon Petit Frère et nous avons eu beaucoup de plaisir.  Ensemble, nous avons fait du camping et une foule d’autres activités.  J’ai appris que la relation et un « grand » et un « petit » est à deux sens.  Les grands retirent autant que les petits de cette relation, et même plus.

Les années ont passé et aujourd’hui, au Sénat, je consacre mes efforts aux enfants et aux personnes vivant avec un handicap.
Je suis un fier ambassadeur des Jeux olympiques spéciaux du Canada, j’ai parrainé un projet de loi pour faire du 2 avril la Journée mondiale de la sensibilisation à l’autisme et, en novembre, comme j’ai l’habitude de le faire depuis ma nomination au Sénat en 2003, j’inviterai des groupes d’écoliers de tout la ville à prendre place au Sénat pour célébrer la Journée nationale de l’enfant avec nous.

Je travaille également avec SOS Children’s Village, un organisme de bienfaisance international qui aide des orphelins à trouver des familles, et avec l’organisme Ottawa : l’amie de la jeunesse.
C’est cette facette de mon travail qui me rend vraiment heureux, parce qu’elle consiste à faire en sorte que personne ne soit laissé pour compte, surtout pas les enfants.

Chaque fois que j’entends le bon vieux cliché « Les enfants sont notre avenir », je réponds : « Oui, ils sont notre avenir, mais ils sont aussi notre présent ».  C’est maintenant que les enfants ont besoin d’être pris en compte, respectés et invités à participer.

Je compte sur votre contribution à la campagne Copain copine afin de permettre aux Grands Frères et Grandes Sœurs d’Ottawa de rejoindre un plus grand nombre d’enfants.  Cette organisation est au service de tous – grands et petits – et contribue à faire de notre ville une meilleure ville pour nous tous.

Merci beaucoup.