Hommage à l’honorable David P. Smith, C.P., c.r.

Sénateur Smith, puisque je suis votre whip, j’ai gardé toutes les blagues que vous m’avez rédigées ces 12 dernières années. Je les ai toutes sur mon bureau, mais je vais vous donner assez de temps pour sortir d’ici avant que je les publie dans un livre. En tout cas, ces blagues expriment une vision très intéressante de la vie et elles représentent aussi, je suppose, des élans de fantaisie.

Il me revient à l’esprit, David, que, parce que j’étais votre whip, vous me regardiez toujours lorsqu’on procédait à un vote, à l’époque où nous étions assis de l’autre côté, et vous disiez : « Un petit verre? » Puis nous descendions dans votre bureau et vous racontiez des histoires extraordinaires. Les illustrations sur le mur de votre bureau sont un cours d’histoire en soi pour n’importe qui dans notre pays.

Il y a autre chose que vous faisiez aussi. Vous l’avez fait récemment lorsque vous avez accueilli les nouveaux sénateurs dans cette assemblée. Je vous ai vu parler à chacun d’eux. Vous mettiez les gens à l’aise ici, au Sénat du Canada, peu importe qui ils étaient et quel parti ils représentaient.

Maintenant, comme je suis fils de prédicateur de l’Église Unie, vous ne me laissiez jamais m’en tirer parce que vous parliez toujours des enfants de prédicateur et de la façon dont ils se comportent et interagissent avec les autres. Je vous assure que, la plus grande partie de ma vie, j’ai été un assez bon fils de prédicateur, mais il faut s’opposer au système de temps à autre, et c’est ce que vous avez fait pendant de nombreuses années.

Il y a une chose que je tiens à dire. Il en a été question au sujet de la Charte et cela concerne le rapport que vous avez devant vous, Obstacles. C’est une bonne lecture sur les déficiences mentales et les handicaps physiques. De nos jours, on parle de déficiences intellectuelles. J’ai utilisé ce rapport. Votre voisin de bureau l’a utilisé, tout comme le sénateur Keon et d’autres qui siégeaient au Comité des affaires sociales, lorsque nous avons fait une étude sur l’autisme et lorsque le comité a fait une étude sur la santé mentale juste avant que j’arrive ici. Nous nous en sommes inspirés pour invoquer les droits en vertu de la Charte, qui sont extraordinaires, pour donner une voix aux handicapés. Vous avez été l’un des premiers, avec le comité à l’époque, à parler pour les sans-voix, qui, aujourd’hui, ne peuvent pas être oubliés dans les débats du pays, qu’on parle des autistes ou des participants aux Jeux Olympiques spéciaux.

Je tiens à vous remercier de votre amitié. Je n’ai pas souvent l’occasion de pouvoir parler face à face avec quelqu’un au Sénat, et vous êtes pourtant un géant.

Vous avez donc toujours été un grand homme à mes yeux, sénateur Smith. Pour faire court, je dirais que vous avez fait du bon travail et que nous vous aimons beaucoup.