Hommage à l’honorable Pierre Claude Nolin—Président du Sénat

Honorables sénateurs, je sais que nous traversons un moment de tristesse, mais je crois que l’humour est un bon moyen de surmonter notre chagrin collectif.

Pierre Claude riait à tout coup chaque fois que je lui disais : « Vous avez toujours été un grand homme à mes yeux. » Il prenait un moment pour y penser et, bien sûr, il allait presque jusqu’à me tapoter le dessus de la tête.

Les initiales « P.C. » sont plus que les initiales de Pierre Claude. Elles signifient également « progressiste-conservateur », ce qui désigne une approche que Pierre Claude a adoptée tout au long de sa vie. Il était progressiste dans tout ce qu’il faisait. Nous en avons déjà entendu de magnifiques exemples dans les témoignages d’aujourd’hui.

Pour ma part, j’aimerais parler des sages paroles qu’il a prononcées il y a 10 ans lorsque nous siégions tous deux au Comité de la sécurité nationale et de la défense avec, pour représenter les conservateurs, Michael Meighen, Mike Forrestall et le très progressiste Norman Atkins. Pour représenter notre côté, il y avait Colin Kenny, Tommy Banks, Joe Day et moi. Nous nous n’avions jamais l’impression d’avoir à défendre un ligne de parti, et c’est Pierre Claude, avec son esprit indépendant, qui nous a fait comprendre que, quelle que soit notre décision finale, il fallait avant tout adopter de bonnes politiques publiques.

Parlant de bonne politique publique, tant en sa qualité de simple sénateur que de Président, Pierre Claude ramenait toujours à notre esprit la question des droits, notamment les droits des minorités, comme en témoignent les nombreuses motions qu’il a présentées. Que ce soit à propos des langues ou des personnes atteintes de déficiences intellectuelles ou physiques, P.C. Nolin nous incitait toujours à nous porter à la défense des droits ici, au Sénat. C’est d’ailleurs notre raison d’être. C’est son esprit qui ne me quittera jamais, l’esprit d’un homme courageux et distingué qui n’a jamais craint la mort, un homme qui aimait la vie, un homme qui aimait sa famille.

Il manquera également à sa famille sénatoriale. Pierre Claude était respecté de tous et beaucoup aimé des deux côtés du Sénat.

Il avait tant de projets, tant d’idées. Je tiens à assurer à sa famille que son esprit est encore très présent parmi nous, et c’est pour garder cet esprit vivant que nous travaillerons encore plus fort.