Hommage à l’honorable Rose-Marie Losier-Cool

Honorables sénateurs, c’est avec beaucoup de plaisir et d’émotion que je veux rendre hommage au sénateur Rose-Marie Losier-Cool et la remercier pour sa grande contribution au Sénat et au peuple canadien.

Rose-Marie, avant votre nomination, en 1995, vous avez enseigné dans ma province natale, le Nouveau-Brunswick, pendant plus de 33 ans, dont 20 ans à une école secondaire française, à Bathurst, un coin de pays que je connais bien et que j’aime beaucoup. Je connais les liens profonds qui vous unissent aux Acadiens, à leurs intérêts et aux difficultés particulières auxquelles ils sont confrontés.

Le sénateur Losier-Cool et son époux, Will, un bon ami à moi, qui se trouve en ce moment à la tribune, étaient de très bons amis de mes beaux-parents, Claude et Simone Hébert. En 1967, non seulement nous vivions dans le même quartier, dans la paroisse de Sainte- Famille, à Bathurst, mais mon épouse, Ginette, et moi avons loué notre premier appartement dans la maison du sénateur. On pourrait dire qu’elle nous a donné notre premier foyer.

Femme, enseignante, Acadienne sont autant de facettes qui composent l’identité du sénateur Losier-Cool et qui ont une influence profonde sur son travail et sur son dévouement à l’égard de certaines causes, comme les droits linguistiques des minorités canadiennes et les droits de la femme.

Elle est une championne des droits des minorités.

Ses réalisations et son parcours ne sont pas le fruit du hasard, mais ceux d’une pionnière discrète qui a ouvert la voie aux autres.

Elle a tracé un chemin pour les autres, de l’Acadie jusqu’au cœur de l’Afrique.

Par exemple, au début des années 1980, elle est devenue la première femme à occuper le poste de présidente de l’Association des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick. En 1992, elle recevait, de la province du Nouveau-Brunswick, le prix de l’Enseignante de l’année pour un enseignement non-sexiste. Elle a aussi été vice-présidente du Conseil consultatif sur la condition de la femme du Nouveau-Brunswick.

Comme on l’a dit, Rose-Marie, ces dernières années, vous avez bien sûr fait profiter les gens de vos compétences et de vos idées dans le cadre de votre travail au Comité sénatorial permanent des langues officielles, au Comité de sélection et aux Comités des affaires étrangères et des droits de la personne. Ce que vous faites se rapporte toujours d’une façon ou d’une autre aux droits de la personne, ce qui est très important.

Depuis des années, madame le sénateur Losier-Cool était vice- présidente du Sénat. Elle a aussi été la première femme whip en chef du gouvernement.

L’intégrité du sénateur Losier-Cool et le fait qu’elle sache tout le bien qui peut être fait au Sénat ont servi les Canadiens, notamment les femmes et les Acadiens.

Elle a contribué à l’avancement de la Francophonie et à la condition des femmes partout dans le monde.

Comme j’ai eu le privilège de travailler avec vous, sénateur Losier- Cool, j’ai beaucoup appris de la lucidité et de la connaissance de soi dont vous avez fait preuve et de votre inébranlable dévouement à l’égard des gens et des causes qui enrichissent le Canada. Grâce à vos explications et aux activités que vous avez organisées, en tant qu’éducatrice dans l’âme, vous m’avez aidé à comprendre en quoi les questions qui vous sont chères devraient aussi compter pour tous les Canadiens. Au cours des dernières années, vous avez employé votre expérience, votre leadership et votre perspicacité à défendre les dossiers relatifs à la situation des femmes et des minorités et vous avez su transmettre vos idées aux Africaines.

Je tiens à vous répéter les bons mots qu’a eus à votre égard une amie de Bathurst dont vous êtes très proche, Mme Maryvonne Eddie, à qui Ginette et moi avons parlé ce matin. Voici ce qu’elle a dit :

Pour tes amis, Rose-Marie, tu es une femme au grand cœur qui n’a jamais ménagé temps ou effort pour promouvoir la Francophonie et ce coin de l’Acadie qui t’est si cher. Nous sommes fiers de tes accomplissements au Sénat et particulièrement de ton implication auprès des femmes africaines, qui a fait de toi une championne des droits des femmes.

Après toutes ces années d’absence, nous nous réjouissons sincèrement de te voir revenir parmi nous pour une retraite bien méritée que nous te souhaitons heureuse.

Merci, sénateur, de ce que vous nous avez tous appris et de l’excellent travail que vous continuerez sans doute à faire.

Vive l’Acadie! Vive l’Acadie!

Il n’y a rien comme la région du nord-est du Nouveau-Brunswick, c’est évident.