Hommage – L’honorable Bill Rompkey, C.P.

Honorables sénateurs, le sénateur Bill Rompkey a sans aucun doute apporté une contribution des plus variées à notre pays.

Pour lui rendre hommage aujourd’hui, j’ai choisi de parler presque uniquement de sa contribution à l’étude que le Sénat a menée sur les phares du Canada, qui sont d’importants symboles pour notre pays, et leurs gardiens. À titre de président du Comité sénatorial permanent des pêches et des océans, Bill était déterminé à aller au fond des choses. C’est ainsi qu’il a expliqué pourquoi il était si important de s’entretenir avec les personnes dont la vie est liée de près aux phares :

Si nous ne voyons pas les gens dans leur milieu, nous ne pouvons pas réellement comprendre tous les aspects de leur vie, ni connaître comme il se doit l’endroit où ils habitent.

Nos phares ont toujours occupé une place de choix dans le cœur et les souvenirs de nombreux Canadiens. En plus d’avoir contribué à assurer la sécurité des déplacements au pays, ils sont partie intégrante du patrimoine de notre nation. Mon arrière-grand- oncle, James Munson, a d’abord été capitaine. Après avoir survécu à un naufrage au large de la Nouvelle-Angleterre, il est devenu gardien de phare à Cap Enragé, au Nouveau-Brunswick, dans les années 1850.

Pendant les années 1990, soit trois générations plus tard, en tant que journaliste, j’ai participé à un documentaire sur l’île Machias Seal, un territoire de 15 acres situé au large des côtes de la baie de Fundy. Il s’agit du dernier endroit près de l’île du Grand Manan qui fasse encore l’objet d’un différend territorial entre le Canada et les États-Unis. C’est aussi à cet endroit que, en 1832, on a construit le premier phare du Canada.

Bill a souvent fait mention du rôle joué par les phares et de la place qu’ils occupent dans les collectivités. C’est sur cette minuscule île que j’ai pu le constater : les insulaires étaient très attachés à leur phare. Je sais que leur attachement est réel, et on peut les comprendre.

Bill est un homme sage, bon et attentionné. Il ne tient jamais rancune à qui que ce soit, ce qui est assez exceptionnel pour une personne qui a mené une aussi longue carrière au Parlement. Il possède quelques-unes des meilleures qualités humaines. Ce sont ces qualités qui nous attirent et que nous recherchons chez les gens.

La première fois que j’ai rencontré Bill, c’était pendant les années 1970; j’étais alors un jeune journaliste. Il venait tout juste de quitter la politique provinciale et était depuis peu député fédéral. Comme cela a été mentionné, il a par la suite été nommé ministre au sein du Cabinet Trudeau.

Bill a bien servi les Canadiens. Le caucus libéral a lui aussi profité de son engagement, et pas seulement pendant les heures de gloire du Parti libéral.

Aux élections de 1984, lorsque le Parti libéral est passé de 135 à 40 sièges, Bill est resté bien présent et a aidé les libéraux à garder espoir et à demeurer engagés. Il a réitéré son message d’espoir cette année, peu après les élections du 2 mai. C’est le genre de message que les libéraux avaient besoin d’entendre.

Bill a également été un phare pour le Sénat. Ses actions et ses méthodes démontrent constamment qu’on rentre toujours à bon port lorsqu’on continue à faire preuve de respect et de compassion à l’égard des autres, de leurs convictions et de leurs motivations.

Vous avez ma gratitude, Bill, ainsi que votre femme. Je remercie Bill d’être le gardien de phare sur cette Colline. Vous avez été un excellent collègue, et demeurerez toujours un ami intime. J’ai hâte d’entendre parler de vos grandes réalisations à venir.