Hommage – L’honorable Vim Kochhar

Honorables sénateurs, je vous souhaite un bon après-midi à vous ainsi qu’à notre invité d’honneur, mon bon ami, le sénateur Vim Kochhar. J’espère que vous avez passé une excellente journée d’anniversaire la semaine dernière, sénateur Vim; j’aime vous appeler ainsi. Vous avez accompli tant de choses au cours de votre vie, plus particulièrement pour les personnes atteintes d’un handicap physique, que nous nous devons de les souligner. Le seul inconvénient, c’est que vous avez maintenant atteint l’âge de 75 ans, qui est l’âge obligatoire de la retraite ici. Je crois que cette question d’âge est discriminatoire. On parle de limiter la durée du mandat des sénateurs; or, pourquoi un sénateur nommé à cet endroit à l’âge de 73 ans, comme le sénateur Vim, ne pourrait-il pas rester parmi nous jusqu’à l’âge de 81 ans, voire 82 ans? Au fond, l’âge n’est qu’un chiffre. C’est tout ce que c’est. J’ai moi-même célébré mon 75e anniversaire cette année.

Il est difficile de croire que vous avez fait votre entrée dans cette Chambre comme sénateur il y a moins de deux ans. Bien entendu, votre réputation vous a précédé. Plusieurs d’entre nous étaient au fait de votre engagement merveilleux à l’égard de la Canadian Foundation for Physically Disabled Persons, comme le sénateur LeBreton l’a mentionné.

Si nous ne nous étions pas rencontrés ici, je crois que nous nous serions croisés ailleurs, dans le cadre de notre engagement envers les personnes handicapées. Au lieu de faire cavalier seul, nous avons travaillé ensemble, sénateur Vim, pour soutenir les personnes handicapées, et nous avons eu beaucoup de plaisir à le faire. En fait, la plupart du temps, cette allée en face de moi était la seule chose qui nous séparait.

Au début de notre amitié, lorsque Vim m’a demandé si je comptais participer à ce qu’il appelait le « Rolling Rampage », je n’avais aucune idée de ce dont il parlait. J’ai réfléchi un moment : le sénateur veut-il former un groupe de rock avant de prendre sa retraite à 75 ans? Ou s’apprête-t-il à partir à l’aventure sur l’autoroute, en compagnie d’une bande de motards de l’âge d’or? L’aventure, c’est ce qu’il a trouvé grâce à la course Rolling Rampage.

En fait, la course Rolling Rampage est une épreuve d’athlétisme exceptionnelle et merveilleuse pendant laquelle des personnes ayant un handicap physique — des athlètes formidables venus de partout dans le monde — participent à une course en fauteuil roulant. Imaginez ces athlètes parcourant 10 kilomètres en 23 minutes seulement. J’ai été profondément touché en voyant ces prouesses athlétiques. Lorsque je regardais ces athlètes, je ne voyais pas des personnes limitées, mais plutôt des gens qui repoussent leurs propres limites. J’ai vu des hommes et des femmes d’une force, d’une endurance et d’une agilité incroyables qui faisaient ce que peu de gens dans le monde réussissent à accomplir. Peu après la fin de la course, sénateur Kochhar, je songeais aux dizaines de milliers de Canadiens dont le fauteuil ne roule pas sous les feux de la célébrité; c’était comme si cet événement avait décuplé mon admiration pour le courage dont ils font preuve quotidiennement et pour leur capacité à continuer de profiter de la vie.

Je vous remercie, sénateur, de nous avoir donné, à moi et à d’autres, des occasions d’apprendre et de nous avoir inspirés.

Honorables sénateurs, je vous invite à vous joindre à moi pour saluer les réalisations du sénateur Kochhar, non seulement en faveur des personnes handicapées, mais également de l’ensemble de la société canadienne. Le sénateur Kochhar a émigré de l’Inde il y a très longtemps, il a travaillé dur, il a réalisé son rêve de défendre des causes justes et il a donné à la mesure de ce qu’il a reçu. Il quitte aujourd’hui cette enceinte, mais il n’abandonnera pas les causes qui lui tiennent tant à cœur.