La Journée internationale des personnes handicapées

Honorables sénateurs, les Nations Unies célèbrent aujourd’hui la Journée internationale des personnes handicapées. Cette journée constitue, pour les simples citoyens comme pour les groupes, l’occasion rêvée de faire valoir la contribution des personnes qui ont des limitations fonctionnelles — ou, comme je me plais à le dire, qui ont la capacité de faire des choses qui nous dépassent. Cette année, les célébrations ont pour thème « Briser les barrières, ouvrir les portes — Vers une société inclusive [pour] tous ». L’objectif est de favoriser l’emploi chez les personnes ayant un retard de développement ou une déficience physique.

Selon les Nations Unies, 1 milliard de personnes — oui, 1 milliard de personnes dans le monde — vivent avec une forme ou une autre de déficience. On parle ici de 15 p. 100 de la population mondiale. En fait, on parle surtout d’un potentiel illimité. Malheureusement pour nous, certaines barrières empêchent les personnes handicapées de participer pleinement à la société. Il peut s’agir de barrières physiques autant que sociales ou économiques, sans oublier les préjugés. Elles sont partout et peuvent prendre toutes sortes de formes.

Ce soir, j’aurai le plaisir de participer à la cérémonie de remise des prix Célébration pour tous, ici à Ottawa. Cette activité bien spéciale, qui a lieu chaque année à la même date, vise à favoriser la participation citoyenne en rendant hommage aux personnes et aux organismes de la région d’Ottawa qui tentent d’améliorer l’accessibilité pour les personnes handicapées. Ces jours-ci, l’accent est mis sur l’emploi, et pas n’importe quel type d’emploi : le plein emploi, celui qui est synonyme d’inclusion.

Je tiens à dire que l’Association canadienne pour l’intégration communautaire vient de lancer un programme formidable. Elle a d’ailleurs organisé une magnifique réception, ce matin, pour le déjeuner. Ce programme fantastique, qui s’appelle Prêts, désireux et capables : tirer parti du potentiel qu’offrent les personnes ayant un retard de développement pour rendre le marché du travail inclusif et efficace, commence d’ailleurs à trouver écho chez plusieurs employeurs, comme Costco, Rogers Communications, Canadian Tire, Starwood Hotels & Resorts, Pharmaprix et Loblaws. Le gouvernement va également jouer un rôle. Je le sais, parce que j’ai cru comprendre que les démarches entreprises par l’association avaient porté leurs fruits. Le programme Prêts, désireux et capables sera extraordinaire.

En reconnaissant et en présentant l’exemple formidable de ceux qui ont et pratiquent des valeurs de diversité et d’égalité sociale, nous pouvons en inciter d’autres à en faire autant. C’est une approche extraordinaire et courageuse qui part du principe que notre collectivité — et là, je veux dire le Canada — est compatissante et que chacun d’entre nous est capable de changer pour le mieux la vie de personnes handicapées.

Je termine en disant que, tant qu’il y aura des obstacles à l’épanouissement de certaines personnes, nous serons tous privés des riches expériences et des avantages qu’offre une société véritablement inclusive. Je vous invite, honorables sénateurs, à y réfléchir et à visiter les sites web des Nations Unies et de Célébration pour tous, pour en savoir plus sur ce qui se fait et comment vous pouvez aider des personnes handicapées à mener la vie qu’elles devraient mener comme membre accepté et actif de la société. Je vous invite à suivre l’initiative Prêts, désireux et capables.