La Journée internationale des personnes handicapées

Honorables sénateurs, le 3 décembre a été désigné par les Nations Unies Journée internationale des personnes handicapées. Cette année, les célébrations qui ont eu lieu un peu partout sur la planète se faisaient sous le thème « Éliminer les obstacles pour créer une société inclusive et accessible à tous ». J’ai la chance d’avoir des amis et des associés qui ont à cœur la cause des personnes handicapées. Hier soir, j’ai eu le plaisir d’assister, à titre de président d’honneur, au gala de remise de prix de l’organisme Célébration pour tous, ici à Ottawa, en compagnie de nombreux concitoyens qui réussissent à se démarquer dans une ville de champions. Je veux, bien entendu, parler des gens qui œuvrent auprès de l’organisme Parrainage civique. Ensemble, nous avons remis des prix à nombre de personnes handicapées d’exception, ainsi qu’à leurs accompagnateurs, afin de souligner leur contribution à la vie ottavienne. Chacun à leur façon, ceux et celles à qui nous avons rendu hommage tout au long de la soirée ont réussi à concrétiser une même vision, celle de permettre aux personnes handicapées de se sortir de la vulnérabilité et de l’isolement et de vivre leur vie comme des membres à part entière de la société.

Dans une lettre que j’ai reçue ce mois-ci, l’organisme Christian Blind Mission, de Toronto, me demande de faire une déclaration aujourd’hui dans cette enceinte pour rappeler aux sénateurs que les sociétés sont plus riches lorsque tous leurs membres bénéficient d’un traitement équitable.

En éliminant la discrimination et l’exclusion, nous pouvons créer une société caractérisée par la diversité et l’inclusion de tous. Voilà une vision de la société et de l’avenir qui suscitent la fierté. Avant d’abattre les barrières, nous devons premièrement les connaître. Nous devons savoir quelles répercussions elles ont sur les personnes handicapées. Dans une déclaration faite hier, le chef du Parti libéral, Bob Rae, a indiqué que trop de personnes handicapées se voient refuser l’accès à l’éducation, à un emploi et à la qualité de vie qu’elles méritent, y compris au Canada, où les personnes handicapées sont deux fois plus susceptibles de vivre dans la pauvreté.

C’était hier le 20e anniversaire de la Journée internationale des personnes handicapées, qui est certainement une bonne occasion de s’engager à améliorer concrètement la vie des personnes handicapées. Nous devons collaborer avec le gouvernement fédéral pour que les efforts à cet égard se poursuivent. Nous devons collaborer avec les autres pouvoirs publics du pays et avec les principaux intéressés pour élaborer un plan d’action. Plus de un milliard de personnes, soit 15 p. 100 de la population du globe, doivent vivre avec un handicap. C’est la minorité la plus importante sur Terre.

Apprendre à mieux connaître les difficultés rencontrées par les personnes handicapées et se fixer des objectifs pour surmonter ces difficultés n’est pas seulement une responsabilité canadienne ou une responsabilité internationale. C’est une responsabilité humaine, et il est temps que nous commencions à nous en acquitter pleinement.