La Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme

Je prends la parole aujourd’hui pour parler de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, qui aura lieu demain. Il y a quelques instants, j’étais dans les marches devant le Parlement, et il s’y déroulait un rassemblement au sujet de l’autisme. Nous étions 200, et ce fut un moment réconfortant. C’est la troisième fois que la Journée de l’autisme est célébrée sur la Colline du Parlement, sous la direction de ma chère amie Suzanne Jacobson, de QuickStart et de KickStart, à Ottawa. Elle se trouve quelque part sur la Colline, et je tiens à la remercier infiniment, car c’est vraiment une championne. Suzanne a réussi, à l’occasion de ce jour de sensibilisation, à lancer la belle tradition de la bannière faite de photos de Canadiens souffrant d’autisme. Vous auriez dû voir aujourd’hui la bannière créée pour l’édition de cette année. Elle avait fière allure.

Les photos et les noms de 165 personnes — des enfants, des adultes, des frères et sœurs — figurent sur la bannière des multiples visages de l’autisme. Certaines photos sont drôles et originales, d’autres sont officielles, comme des photos de graduation. Ces images sont une prise de position puissante, et je remercie Suzanne d’aider les Canadiens à mieux comprendre ce qui compte le plus parmi les efforts soutenus déployés pour aborder les questions sociales et morales, et surtout celles touchant les droits de la personne, qui sont liées à l’autisme.

Il y a une dizaine d’années, nous n’étions que sept ou huit personnes, alors que, au cours des deux derniers jours, le tout premier sommet sur l’autisme a réuni 150 personnes de tout le pays faisant partie de l’Alliance canadienne des troubles du spectre autistique, ou ACTSA. Le programme était rempli d’exposés et de rassemblements qui ont été une source d’inspiration. Ce fut vraiment un beau moment.

Les choses progressent, à la lumière des résultats d’une enquête nationale effectuée l’an dernier pour évaluer les besoins des Canadiens en matière de services liés à l’autisme. Hier, l’ACTSA a annoncé, par exemple, que le gouvernement fédéral lui a demandé de soumettre une proposition pour établir un partenariat canadien avec le gouvernement actuel. Je crois que c’est une bonne chose. Si cela fonctionne — et je croise les doigts —, beaucoup d’argent y sera consacré dans le prochain budget. Nous nous rapprochons de plus en plus de l’établissement d’une stratégie nationale de sensibilisation à l’autisme.

Honorables sénateurs et distingués invités, nous soulignons demain la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. Profitons de cette journée pour souligner l’apport des personnes atteintes d’autisme et réfléchir aux meilleurs moyens pour eux et pour les Canadiens de veiller au respect de leurs droits fondamentaux dans ce pays qu’est le nôtre. Il s’agit d’inclusion, et tout parti judicieux devrait ajouter cet enjeu à son programme électoral. Si tous les partis le font, je les appuierai tous dans ce dossier; cette proposition vaut pour tout le monde.

J’estime que la conjoncture actuelle est particulièrement propice à la création d’une stratégie nationale sur les troubles du spectre autistique; le besoin en la matière n’a jamais été aussi grand, et nous n’avons jamais été mieux placés pour y répondre.