La Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme

Honorables sénateurs, j’espère que vous inscrirez à votre calendrier que le 2 avril est la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. Nous serons en relâche à cette date; c’est pourquoi j’en parle aujourd’hui.

Nous sommes choyés d’avoir une journée officiellement désignée pour en apprendre davantage au sujet de l’autisme et montrer notre respect envers les personnes qui vivent avec l’autisme. La reconnaissance légale et officielle de cette journée s’est produite ici même, au Sénat, et je suis très fier de ce que nous avons accompli ensemble. Les sénateurs ont montré qu’ils savent faire ce qui est le mieux pour notre pays.

En 2002, on estimait que 1 enfant sur 150 était autiste. De nos jours, ce trouble touche environ 1 enfant sur 68. Il s’agit d’une hausse de 120 p. 100. Pendant ce temps, nous entendons parler d’enfants qui attendent des années avant de recevoir des services de soutien pour leur autisme. Souvent, la période d’attente est si longue qu’ils deviennent trop vieux pour s’en prévaloir pleinement.

Voici le titre d’un article publié pas plus tard qu’en novembre dernier : « Plus de 16 000 enfants sur les listes d’attente en Ontario pour des services aux autistes : Les enfants sont plus nombreux à attendre du soutien qu’à en obtenir. »

Récemment, le gouvernement de l’Ontario a promis des millions pour les services aux autistes, mais je crains que cela ne réduise pas les listes d’attente. En 2007, le rapport du Sénat intitulé Payer maintenant ou payer plus tard : Les familles d’enfants autistes en crise soulignait le besoin d’une stratégie nationale pour les troubles du spectre de l’autisme. Voici ce qu’impliquerait une stratégie : le gouvernement fédéral mobiliserait tous les ordres de gouvernement pour mettre en place une infrastructure nationale de recherche et d’observation, appuyer tous les autistes dans leur milieu et fournir des modalités de financement afin de répondre à leurs besoins.

Au cours des dernières années, le gouvernement fédéral a réalisé de nombreux progrès, et j’ai toujours félicité le gouvernement précédent à ce titre. Au printemps dernier, par exemple, il a affecté 2 millions de dollars à la création et à l’appui du partenariat canadien en matière d’autisme pour apporter des améliorations dans les domaines prioritaires. Il y a également le crédit d’impôt pour personnes handicapées et les programmes d’emploi pour les adultes atteints d’autisme, comme Prêts, disponibles et capables, mais le milieu de l’autisme a besoin de beaucoup plus.

J’aurais aimé voir des mesures concrètes pour aider les personnes atteintes d’autisme dans le budget fédéral cette semaine. Je sais que les porte-parole ont parlé aux ministres pertinents et j’espère que nous obtiendrons bientôt un meilleur appui.

À tout le moins, le gouvernement fédéral est responsable des enfants et adultes autochtones atteints d’autisme. J’espère sincèrement que les dirigeants de la communauté autochtone du Canada n’oublieront pas les personnes atteintes d’autisme lorsqu’ils utiliseront l’argent qu’ils viennent d’obtenir.

L’autisme est si répandu qu’il n’est certainement pas propre à un groupe social en particulier et n’a rien à voir avec les opinions politiques. Il s’agit d’un enjeu national. Nous devons être solidaires. Nous devons établir une stratégie qui nous permettra de travailler collectivement dans l’intérêt des personnes atteintes d’un trouble du spectre de l’autisme et dans l’intérêt de notre société.

À ce sujet, veuillez mettre une note à votre calendrier le 18 avril. C’est le lundi suivant la semaine de notre retour. C’est le jour du deuxième sommet annuel sur l’autisme de l’Alliance canadienne des troubles du spectre autistique, l’ACTSA. Le sénateur Housakos et moi ainsi que les représentants de l’ACTSA et le député Mike Lake y participerons et nous allons défendre cette cause qui nous tient grandement à cœur. Les intervenants de tout le pays s’y réuniront.

Le jour suivant, soit le 19 avril, il y a à midi un rassemblement sur la Colline du Parlement appelé L’autisme sur la Colline. Ce rassemblement est organisé par mon amie, Suzanne Jacobson, qui est la grand-mère de deux enfants atteints d’autisme. Mme Jacobson plaide inlassablement la cause des personnes atteintes d’autisme, et ses programmes à Ottawa, intitulés QuickStart et KickStart, sont reproduits un peu partout au Canada.

Par conséquent, honorables sénateurs, à l’approche de la fin de semaine de Pâques, je vous prie de penser à elle, à son travail et à sa famille, et je vous demande d’assister à l’événement qui aura lieu sur la Colline le 19 avril afin de l’appuyer, ainsi que sa famille et toutes les familles canadiennes touchées.

Personnellement, je travaillerai tant et aussi longtemps qu’une stratégie nationale pour les troubles du spectre autistique n’aura pas été établie. Merci beaucoup, honorables sénateurs.