La Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme

Honorables sénateurs, lorsque nous prenons la parole en cette enceinte, nous préparons des notes et des discours, mais il arrive que nous parlions simplement du fond du cœur.

Les trois derniers jours ont été forts en émotions dans le contexte de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. Nous avons entendu les bons commentaires du sénateur Housakos et de la sénatrice Bernard, qui ont ajouté leur voix à celle des membres du groupe de sénateurs qui demandent la mise en place d’une stratégie nationale en matière d’autisme qui, j’en suis certain, verra le jour.

Le gouvernement actuel, contrairement à celui qui le précédait, est sur la bonne voie en ce qui a trait à la recherche, à la science et aux chaires de recherche sur l’autisme. Il est prêt à consacrer des efforts à l’intégration des jeunes adultes autistes au sein du marché du travail.

Je suis heureux qu’aujourd’hui, dix ans après le dépôt du rapport Payer maintenant ou payer plus tard, une délégation écossaise soit présente avec nous parce que, trois rangées derrière eux, se trouve Molly MacDonald, une jeune autiste. Elle est venue nous rejoindre après s’être rendue sur la Colline avec Suzanne Jacobsen en compagnie de 500 personnes, dont des représentants de tous les partis, qui étaient là spécialement pour prendre part à la discussion au sujet des personnes qui, comme elle, sont atteintes d’autisme.

Je veux également souligner les efforts déployés par Wyatt Tuft, un jeune de 11 ans de la région qui travaille sensibiliser les autres à sa réalité, pour que son école aborde le sujet de l’autisme lors de la journée mondiale. Un jeune garçon est venu lui dire qu’il s’était teint les cheveux en bleu en signe d’empathie et pour montrer ce que cela signifie de participer pleinement à la société.

Permettez-moi de vous raconter un peu de mon propre vécu. Quand j’ai entrepris cette démarche, il y a 10 ou 11 ans, j’ignorais que moi aussi, j’apprendrais que des membres de ma famille souffrent d’autisme en me rendant dans une école, à l’invitation de mon petit-cousin. J’ai rencontré de nouveau mes deux cousins au troisième degré, Tristin Mercer et Kirin Mercer. Vous vous imaginez? Le petit Tristin, âgé de sept ans, ne cessait de me regarder et de me demander : « Es-tu mon cousin? Es-tu vraiment mon cousin? » Je lui répondais : « Je suis ton cousin, et je suis aussi ton défenseur et ton ami. » Je sais que nous avons beaucoup d’amis au Sénat alors que nous travaillons dans le but d’établir une stratégie nationale.

La seule chose que je veux dire maintenant qui est écrite sur une feuille de papier — et j’ai environ 18 feuilles ici —, c’est que, grâce à cette semaine et à ce sommet tout cela est devenu un mouvement et nous travaillons ensemble et nous y arriverons. Tous les Canadiens atteints d’autisme méritent l’inclusion, la compréhension et l’accueil d’autrui, le respect, la dignité, la pleine citoyenneté, l’égalité des chances, l’autonomie personnelle et le droit de prendre leurs propres décisions.

Au bout du compte, honorables sénateurs, il s’agit de donner aux personnes qui sont touchées par l’autisme les mêmes droits que vous et moi, et il s’agit des droits de la personne.

Merci, honorables sénateurs.