La Journée nationale de l’enfant

Honorables sénateurs, la Journée mondiale de l’enfance — appelée Journée nationale de l’enfant au Canada —, qui est soulignée le 20 novembre chaque année, vise à commémorer l’adoption à l’unanimité, en 1989, de la Convention relative aux droits de l’enfant par l’Assemblée générale des Nations Unies.

La Convention de l’ONU relative aux droits de l’enfant établit le cadre à respecter pour que les enfants puissent s’épanouir et recommande l’élimination des iniquités sociales qui pouvent les en empêcher.

Pour respecter les droits de l’enfant, il faut d’abord en faire le choix. Si le Canada a fait ce choix lorsqu’il a ratifié la convention, en décembre 1991, il ne respecte pas toujours ses obligations envers ses propres enfants. Pensons entre autres aux enfants autochtones, qui continuent de tirer de l’arrière par rapport aux autres enfants du Canada peu importe — ou presque — l’indicateur de bien-être qu’on veuille bien utiliser : revenu familial, logement, accès à l’eau potable, réussite scolaire ou santé mentale.

L’article 6 de la convention garantit le droit inhérent à la vie des enfants : les gouvernements doivent tout faire pour que les enfants survivent et puissent se développer sainement. Ce n’est pas le cas des enfants autochtones du Canada.

La Journée nationale de l’enfant nous rappelle non seulement les progrès réalisés au chapitre des droits de l’enfant, mais aussi le chemin qu’il reste à parcourir, surtout quand il s’agit des plus vulnérables d’entre nous, comme les enfants autochtones ou ceux qui ont un handicap physique ou intellectuel.

Honorables sénateurs, demain matin, les sièges sur lesquels vous êtes présentement assis et ceux de la tribune seront occupés par des enfants provenant d’un peu partout dans la région de la capitale nationale. Ils se joindront à la sénatrice Martin, au sénateur Mercer et à moi pour la célébration annuelle de la Journée nationale de l’enfant. J’espère sincèrement que, l’an prochain, un sénateur indépendant se joindra à nous afin que cette importante journée continue de se dérouler de manière équitable.

Nous suivons les traces du grande défenseure des droits des enfants, l’ancienne sénatrice Landon Pearson, qui a créé cet événement avant même que nous soyons nommés au Sénat.

Tous les ans, nous élaborons un programme qui embrasse les valeurs formulées dans la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant et qui met en vedette le potentiel et les réalisations extraordinaires de jeunes Canadiens.

Honorables sénateurs, si vous êtes à Ottawa demain matin, joignez-vous à nous ici, dans la salle du Sénat, à 10 heures, pour constater tout l’enthousiasme et le dynamisme de cet événement. Si vous ne pouvez être des nôtres, je vous invite à inscrire à votre agenda le petit déjeuner-rencontre de la semaine prochaine avec des groupes d’enfants locaux et nationaux. Il aura lieu de 8 à 9 heures, juste à l’extérieur du foyer du Sénat. J’espère avoir le plaisir de vous y voir.

Honorables sénateurs, quelqu’un a dit qu’on peut chercher à s’assagir en vieillissant tout en continuant à regarder le monde avec des yeux d’enfant. Merci.