La journée parlementaire en fauteuil roulant

Honorables sénateurs, je suis épuisé. Je suis épuisé parce qu’il est déjà difficile de jouer au basketball debout, mais, dans un fauteuil roulant, c’est vraiment quelque chose. Nous avons joué une partie aujourd’hui.

Nous soulignons aujourd’hui la journée parlementaire en fauteuil roulant. En compagnie de députés conservateurs, du ministre MacKay et de quelques autres personnes, j’ai participé à une partie de basketball. La journée en fauteuil roulant vise à souligner le travail de l’organisme Lésions médullaires Canada.

J’ai de la chance, j’ai pu laisser mon fauteuil à l’extérieur et entrer ici en marchant. Pouvez-vous toutefois imaginer que 900 000 Canadiens se lèvent chaque matin, 365 jours par année, et se démènent pour s’asseoir dans un fauteuil roulant avant de commencer leur journée?

Il est très important que nous reconnaissions ce que font chaque jour les gens qui se déplacent en fauteuil roulant. Je ne veux pas prendre cela à la légère mais, aujourd’hui, je me suis enfermé dans une salle de toilettes pour handicapés accessible aux fauteuils roulants. Je me suis presque empalé sur un urinoir parce que j’arrivais trop vite et j’ai eu de la difficulté à me relever. Ce n’était pas très beau à voir. C’est la deuxième fois que cela m’arrive. On aurait pu croire que j’aurais réussi à trouver les freins.

Je peux vous dire que se déplacer en fauteuil roulant peut prendre une énorme signification. Passer toute une journée en fauteuil roulant peut être fort stressant et parfois donner une leçon d’humilité. Bien que cette expérience soit loin de représenter la réalité, elle nous donne une idée de ce à quoi ressemble la vie dans un fauteuil roulant et de tout le courage et la détermination dont il faut faire preuve pour ne pas se décourager et se remettre en question devant les obstacles.

Comme je l’ai dit, à l’heure actuelle, près de 90 000 Canadiens vivent avec des lésions médullaires.

Nous avons de quoi être fiers de quelques-uns des athlètes qui ont participé cette année aux Jeux olympiques de Sotchi.

Nous courons tous le risque d’avoir un accident ou une maladie qui laisse des traumatismes. Il est donc vraiment étonnant que les problèmes d’accessibilité demeurent si courants dans notre société.

J’en appelle à tous les ordres de gouvernement parce que les gouvernements doivent faire davantage à cet égard. Il doit y avoir une volonté plus ferme de la part de tous les intervenants, par exemple de ceux qui s’occupent de la planification et de la construction des rues et des trottoirs. Cette journée met également en évidence le fait que les droits des personnes en fauteuil roulant doivent être défendus, et que nous devons axer nos efforts sur les capacités et défendre les droits des personnes en fauteuil roulant.

Pour terminer, je souligne que j’appuie Lésions médullaires Canada, car, depuis 1945, elle permet aux personnes qui vivent avec des lésions médullaires d’accéder à l’indépendance et à l’autonomie. Accordons simplement plus d’attention aux lésions médullaires. Je vous remercie.