La Semaine nationale de sensibilisation au syndrome de Down

Honorables sénateurs, puisque les Canadiens ne peuvent nous voir, je viens de publier un gazouillis disant : « Magnifique hommage au Président du Sénat, Noël Kinsella, éternel juste et défenseur des droits de la personne. Prend sa retraite aujourd’hui. » Au moins, nous pouvons communiquer avec les Canadiens par gazouillis.

Parlant des droits de la personne, j’aimerais parler des personnes atteintes du syndrome de Down et de leur famille. La Semaine nationale de sensibilisation au syndrome de Down s’est tenue plus tôt ce mois-ci, mais, quelle que soit la date, l’important, c’est de célébrer les personnes spéciales dans nos vies et dans notre pays. Je suis donc ravi de prononcer ma déclaration aujourd’hui.

Au Canada, environ 1 bébé sur 100 naît avec le syndrome de Down. Cela fait beaucoup de gens avec des expériences uniques et des histoires de développement personnel, de détermination et d’affirmation de soi.

Je me demande si, parmi vous, il y en a qui ont vu les panneaux d’affichage marquants de la Société canadienne du syndrome de Down. La campagne de sensibilisation est intitulée Voir la capacité. L’un de mes panneaux préférés, c’est celui où on voit une belle photo d’une vraie famille — une jeune mère, son fils et sa fillette atteinte du syndrome de Down qui rient et font de la peinture — sur lequel est inscrit le slogan suivant : « Elle nous apprend à dépasser les lignes. »

Le syndrome de Down n’est pas une maladie, un trouble, une déficience ou une maladie. Les personnes atteintes du syndrome de Down travaillent, font du bénévolat, sont des sportifs et des artistes.

Je me souviens d’une publicité pour les Jeux olympiques spéciaux mettant en scène un jeune homme qui fait de la musculation et qui ne cesse de répéter : « Montrez-moi l’argent! Montrez-moi l’argent! Montrez-moi l’argent! » À la fin de la publicité, il dit : « L’argent, ce n’est pas important. »

L’autre soir, j’ai dansé avec des athlètes atteints du syndrome de Down jusqu’à deux heures du matin à l’hôtel Royal York, après la cérémonie de récompenses spéciales qui s’est déroulée la semaine dernière. C’était vraiment gratifiant.

Ma vie fait en sorte que j’ai la chance d’être régulièrement en contact avec des personnes atteintes du syndrome de Down. Olympiques spéciaux Canada, par exemple, transforme des vies et change des attitudes sociales simplement en réunissant les personnes par le sport. L’entraînement, les compétitions et l’atteinte d’objectifs sont des expériences qui captent notre attention et notre intérêt. Ils allument en nous tous une passion distincte, une passion pour la symbiose entre la discipline, les efforts soutenus et la concentration.

En parlant du Sénat, la plupart d’entre vous savent qu’au sein de mon équipe, il y a un jeune homme qui travaille pour moi tous les mercredis depuis quatre ans. Il est atteint du syndrome de Down. Il s’appelle Michael Trinque. Il travaille dans mon bureau un jour par semaine. Le mercredi, c’est son jour, et c’est également devenu le mien. Chaque mercredi, Michael, par son enthousiasme, son sens de l’humour et ses observations au sujet du Sénat, me fait prendre conscience de ce qui est vraiment important dans la vie. C’est un jeune homme bien spécial.

Monsieur le Président, vous vous souviendrez sans doute qu’il a chanté l’Ô Canada lors du lunch d’été que vous avez organisé dans la cour de l’édifice de l’Est. C’est son anniversaire la semaine prochaine, et sa chanson favorite s’intitule Hark! The Herald Angels Sing. Cela tombe bien, car il est l’un des anges du Sénat.

En terminant, monsieur le Président, comme vous le savez, et comme la plupart des sénateurs le savent aussi, ma femme et moi avions un fils, Timmy, qui était atteint du syndrome de Down. Il aurait aujourd’hui 46 ans, mais il est mort d’une pneumonie à l’âge d’un an. Timmy m’inspire dans tout ce que j’accomplis et accomplirai ici, au Sénat.

J’ai la chance de pouvoir compter sur des gens qui m’enseignent de nouvelles choses et qui m’aident à ne pas perdre de vue ce qui est vraiment important, puisqu’ils ont cette qualité rare et merveilleuse. Je le sais, je m’en rends compte et je leur en suis reconnaissant, et c’est pour cette raison que je rends aujourd’hui hommage aux Canadiens atteints du syndrome de Down.