Le décès de l’agent John Pasqua

Honorables sénateurs, notre confrère, l’agent de sécurité John Pasqua, est décédé à la fin du mois d’août. Je tiens aujourd’hui à lui rendre hommage en votre nom.

John a travaillé pendant 27 ans au Sénat, où il a contribué à améliorer les choses sans que bien des sénateurs s’en rendent même compte, et il l’a fait d’autant de façons que nous, sinon plus.

La personne qui a préparé la notice nécrologique de John le connaissait bien. Cette notice est simple et, en très peu de mots, elle réussit à exprimer sa personnalité et sa force de caractère. Sa vie professionnelle était empreinte de fierté et du sens de l’honneur. Son respect du Parlement et de ceux pour qui il travaillait était manifeste dans sa façon d’agir et dans sa constance. Quand j’arrivais au Sénat, je voyais souvent John de l’autre côté de ces portes. Quand nous le pouvions, nous bavardions ensemble de la vie et de nos familles.

Les valeurs et les convictions de John transparaissaient non seulement dans ses paroles, mais aussi dans ses actes. Sa participation à la Campagne de charité en milieu de travail du gouvernement du Canada en est un exemple éloquent. Pour lui, cette campagne annuelle était bien plus qu’une série d’activités de collecte de fonds. Qu’est-ce qui peut expliquer qu’il ait entrepris de créer la campagne de la récolte des pièces de monnaie et de la mettre en œuvre année après année, sinon sa compassion et son sens du devoir envers les gens qui éprouvent des difficultés dans notre collectivité?

En juin, alors que le cancer ravageait agressivement son corps, les membres du personnel du Sénat lui ont exprimé leur gratitude en s’assurant qu’il recevrait un honneur spécial lors de la remise des prix de reconnaissance des employés. Ce geste a sans aucun doute renforcé l’espoir qu’il a gardé, me dit-on, même pendant les jours les plus éprouvants.

Je n’oublierai jamais la fierté que j’ai ressentie le matin des obsèques de John lorsque nos agents ont rendu hommage à leur collègue en formant une garde d’honneur qui a accompagné son cercueil en route vers le service célébré à l’église Saint-Antoine-de- Padoue et à la fin du service. C’était un hommage fort émouvant offert à un homme d’une grande humilité.

Au cours du service, les filles de John ont honoré leur père en parlant de lui d’une manière personnelle et réconfortante. Leurs paroles ont montré qu’il avait été un père aimant, qu’il avait travaillé fort chaque jour, mais que, malgré le fait que son emploi ait été fort important pour lui, il avait toujours fait passer sa famille avant tout.

John était âgé de 54 ans seulement lorsqu’il s’est éteint. C’est bien trop jeune pour quitter ses enfants, sa femme, ses frères et sœurs, et ses parents, et sa famille a perdu un père, un mari, un frère et un fils beaucoup trop tôt.

Comme le Président l’a mentionné aujourd’hui, nous avons la chance d’accueillir l’épouse de John, Rosamaria Pasqua, ses deux filles, Melissa et Cristina, ainsi que le fiancé de Cristina, Hans Paredes.

Donc, aujourd’hui, au nom de nous tous au Sénat — parce que, Votre Honneur, les agents, les sténographes, les pages, les autres, et nous formons tous une famille et nous travaillons tous ensemble —, j’offre à chacun de vous et à votre famille élargie mes plus sincères condoléances. Nous ressentons l’absence de John ici aussi.

J’ajouterai, à titre personnel, que je n’oublierai jamais sa courtoisie et, surtout, son sourire.