Le décès de Winston Maxwell « Max » Keeping, C.M., O. Ont.

Honorables sénateurs, nous voilà réunis dans une Chambre avec une belle vue. Il n’y a pas de mauvais siège au Sénat, je crois. C’est un plaisir d’être de retour aujourd’hui.

Depuis notre dernière réunion ici, un chef d’antenne et journaliste d’Ottawa, Max Keeping, qui était mon ami et l’ami de milliers d’autres à Ottawa et aux environs, est décédé.

Pendant les 50 ans où il a vécu parmi nous, Max était une présence familière dans notre vie quotidienne. Même s’il a travaillé très fort pour en arriver là où il était, on avait en fait l’impression que Max avait facilement atteint l’objectif qu’il visait : devenir chef d’antenne local, philanthrope et leader communautaire. Aussitôt qu’il s’est joint à l’équipe de CFRA en 1965, son talent de journaliste et son don d’orateur, qui lui permettait de s’adresser à son auditoire directement et avec une grande chaleur, l’ont placé sur la voie du succès. Passant des actualités nationales de CTV à CJOH, devenu plus tard CTV Ottawa, il a fait son chemin à la télévision et y a bien réussi.

La ligne qui sépare un présentateur d’informations d’une personnalité connue peut être difficile à franchir, mais Max a su le faire avec élégance. Il n’a jamais craint de défendre les causes qui lui tenaient à cœur, terminant toujours ses reportages en disant : « Merci d’avoir pris le temps de faire un geste en faveur d’un enfant. » Max aimait les enfants. L’énergie qu’il consacrait aux œuvres de bienfaisance ne connaissait aucune limite : CHEO, Centraide, la Fondation Rêves d’enfants, l’Armée du Salut et les banques alimentaires comptaient parmi les innombrables organisations que Max appuyait. Je dois dire que Max était un ardent partisan de notre cérémonie de la Journée nationale de l’enfant, que le Sénat du Canada organise en novembre chaque année.

En 1995, il a mis sur pied la Fondation Max Keeping pour aider les enfants qui ne pouvaient pas obtenir le soutien d’autres organisations. La fondation était comme une main tendue aux enfants vulnérables pour les empêcher de devenir des victimes des lacunes de notre réseau local de soutien.

En 2003, lorsque Max a annoncé qu’il avait le cancer de la prostate, il nous a parlé comme il l’avait toujours fait : il nous a regardés en face et nous a décrit la situation sans détours. Cela a donné lieu à un autre développement positif : une plus grande sensibilisation au cancer de la prostate et à l’importance d’une détection précoce.

Malheureusement, comme nous le savons, Max a été atteint d’autres formes de cancer, de sorte que c’est le cancer qui a causé sa mort.

En février dernier, il a dissout sa fondation et a offert les fonds qui restaient à la Fondation du CHEO en vue de la création du Fonds Max Keeping pour les enfants. Ainsi, Max continue d’aider ceux qu’il a tellement aimés. Il a su faire ressortir la bonté et la générosité chez chacun de ceux qu’il a rencontrés, y compris moi.

Je voudrais présenter mes condoléances à la famille de Max et à ses très nombreux amis. C’était un homme unique en son genre.