Le Mois de la sensibilisation à l’autisme

Honorables sénateurs, le 1er octobre marque le début du Mois de la sensibilisation à l’autisme. Plusieurs d’entre vous savent à quel point cette cause me tient à cœur.

Hier, c’est avec tristesse que j’ai appris par les médias qu’un père d’Edmonton qui était surmené — horriblement stressé — par les soins à donner à son fils autiste a tué celui-ci et s’est ensuite enlevé la vie. Cette tragédie en dit long sur l’isolement douloureux que crée l’autisme.

Comme nous le savons tous, l’autisme est une maladie mystérieuse. On doit encore en découvrir la cause et on ne sait ni comment la traiter ni comment la guérir.

Le rapport du Sénat, intitulé Payer maintenant ou payer plus tard : les familles d’enfants autistes en crise, fait état de l’urgent besoin de financement pour la recherche et pour donner aux familles les moyens de faire traiter les enfants autistes. Un trop grand nombre de familles canadiennes sont seules pour faire face à l’énorme défi que représente cette maladie. J’ai rencontré plusieurs de ces familles.

Je mentionne entre autres Suzanne, une grand-mère courageuse qui recueille des fonds pour offrir des services aux enfants, même avant qu’un diagnostic ne soit posé. Je songe également à Josh qui, comme nous le savons, est le grand frère dévoué qui recueille des fonds pour aider sa petite sœur autiste. J’ai eu l’honneur de rencontrer bien d’autres personnes et de travailler avec elles. Je demande aux sénateurs de se rappeler, au cours du mois d’octobre, qu’un trop grand nombre de Canadiens sont seuls pour faire face à l’autisme. Nous devons les appuyer et fournir le financement nécessaire pour aider à prévenir de terribles tragédies comme celle qui est survenue à Edmonton.

Trop de familles sont stressées et au bord de l’éclatement à cause du fardeau que représente l’autisme en l’absence de soutien suffisant. Nous devons et nous pouvons faire davantage.

Je demande aux sénateurs de se souvenir de ces gens et de faire ce qui est en leur pouvoir pour briser le mur de l’autisme, pour mettre fin à l’isolement et pour créer un Canada meilleur et plus inclusif.