La Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme

Honorables sénateurs, c’est aujourd’hui la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, qui est reconnue par 192 pays membres des Nations Unies.

Un certain nombre de sénateurs se sont joints à nous dans l’édifice de l’Ouest, hier, où nous avons réuni des groupes travaillant pour la cause des personnes autistes ainsi que des parlementaires et leur personnel. Nous avons eu une bonne journée. Ces groupes travaillaient autrefois chacun de leur côté, mais ils sont maintenant réunis sous le vocable de Canadian ASD Alliance. La rencontre d’hier visait à sensibiliser les parlementaires et à créer des liens entre les décideurs et les gens qui travaillent fort quotidiennement au nom des personnes atteintes d’autisme.

Aujourd’hui, la ministre de la Santé a annoncé que le Canada reconnaissait la Journée internationale de sensibilisation à l’autisme. Je suis heureux qu’elle ait pris cette mesure importante, mais il ne s’agit en fait que d’une déclaration qui n’a pas force de loi.

Mon projet de loi, le S-210, dont le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie est maintenant saisi et qui a l’aval des sénateurs Keon et Oliver, établit deux points très importants dans son préambule. D’abord, il constate que le Canada ne possède aucune stratégie nationale en matière d’autisme; ensuite il nous rappelle que le Canada est signataire de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant et de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées.

Ces éléments du projet de loi, si importants aux yeux des groupes qui étaient parmi nous hier, sont essentiels pour améliorer la vie des autistes au Canada. Sans une stratégie nationale, les efforts pour trouver une solution à ce trouble continueront d’être disparates et ponctuels. En ne reconnaissant pas les droits des autistes, nous faisons preuve d’un manque de respect à leur endroit.

Comme je l’ai déjà dit au Sénat, reconnaître le 2 avril comme Journée internationale de sensibilisation à l’autisme ne guérira pas étant la l’autisme. Cela ne guarantira pas des traitements aux enfants qui en ont besoin et qui attendent trop longtemps des soins et des thérapies. Cela ne donnera pas d’aide financière aux familles qui se ruinent pour payer elles-mêmes ces traitements.

J’espère que les sénateurs continueront d’appuyer le projet de loi S-210 et qu’ils se prononceront en faveur de celui-ci. Nous faisons preuve de compassion, d’attention et de respect. Ce que nous disons aux autistes, c’est : « Nous prendrons les mesures nécessaires et nous voulons vous inclure. » Cela témoigne des valeurs canadiennes.