La Journée internationale de sensibilisation à l’autisme

Honorables sénateurs, le 2 avril est la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, célébrée par 192 membres des Nations Unies. Je vous invite d’abord à vous joindre à nous demain dans la salle 238-S, la salle du Commonwealth, située dans l’édifice du Centre, où vous pourrez rencontrer des personnes qui travaillent au service des personnes autistes, c’est-à-dire les membres d’un groupe appelé la Canadian ASD Alliance. En permettant à ces leaders de rencontrer des parlementaires, nous voulons accroître la sensibilisation et créer un lien entre les décideurs et les gens qui travaillent tous les jours d’arrache-pied au nom des personnes atteintes d’autisme.

Un peu plus tard cette semaine, je prendrai la parole au sujet du projet de loi S-211, Loi instituant la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, dont je proposerai la deuxième lecture. Ce projet de loi a reçu l’appui du Sénat à deux occasions, en particulier l’appui chaleureux du sénateur Keon et du sénateur Oliver, mais il n’est pas encore devenu loi, à cause de deux prorogations.

Le projet de loi, dans son préambule, formule deux points très brefs. Le premier stipule que le Canada ne possède aucune stratégie nationale en matière d’autisme, et le second nous rappelle que le Canada est signataire de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant et de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées.

Ces éléments du projet de loi sont importants pour les intervenants que les sénateurs rencontreront demain. Ces éléments sont essentiels si nous voulons améliorer la vie des personnes qui souffrent d’autisme dans ce pays.

Sans stratégie nationale, les efforts en vue de trouver une solution à ce trouble continueront d’être disparates et ponctuels. En ne reconnaissant pas les droits des autistes, nous faisons preuve d’un manque de respect à leur endroit.

Comme je l’ai déjà dit dans cette enceinte, le fait de reconnaître le 2 avril comme la Journée nationale de sensibilisation à l’autisme ne va pas guérir l’autisme. Cela ne va pas garantir des traitements aux enfants qui en ont besoin et qui attendent longtemps des soins et des thérapies. Cela ne va pas donner de l’aide financière aux familles qui doivent payer elles-mêmes ces traitements.

Toutefois, en donnant force de loi au projet de loi S-211, on manifeste compassion, sollicitude et respect. On laisse savoir aux personnes autistes que nous allons agir et que nous voulons les inclure. On fait ainsi ressortir les valeurs canadiennes.