Les Jeux olympiques spéciaux

Honorables sénateurs, le mois dernier, j’ai eu le privilège de faire partie de l’équipe canadienne à l’occasion des Jeux olympiques spéciaux d’hiver de 2009 qui se sont déroulés à Boise, en Idaho. Le Canada y était fièrement représenté par 113 athlètes, entraîneurs et bénévoles. Nos athlètes ont récolté 20 médailles, dont 11 d’or.

Au cours des prochaines semaines, lorsque j’aurai l’impression que les travaux du Sénat et le tumulte de la vie politique prennent le dessus sur moi, je penserai à ces journées passées auprès de ces athlètes enthousiastes et bien entraînés, ces entraîneurs engagés et dévoués et ces familles débordantes de fierté. Je conserverai pour toujours le souvenir de ces athlètes des Jeux olympiques spéciaux, qui doivent relever tellement de défis dans leur vie quotidienne et qui deviennent des vainqueurs et des héros sur la scène mondiale. C’est bien ce qui rend ces Jeux olympiques spéciaux si merveilleux. Cet événement permet aux personnes atteintes de déficience intellectuelle de s’entraîner et d’affronter des concurrents de calibre international.

À Boise, nos athlètes se sont joints à 2 500 autres représentants de 100 pays pour participer à des compétitions de ski alpin, de ski de fond, de patinage, de hockey en salle, de raquette, de curling et de patinage de vitesse.

Le mouvement des Jeux olympiques spéciaux, né dans les années 1960, a fait beaucoup pour éliminer des préjugés.

Les Jeux olympiques spéciaux ont grandement réduit les préjugés entourant la déficience intellectuelle, ils ont contribué à l’inclusion et ont influencé positivement notre perception des autres. Je félicite le gouvernement d’avoir prévu 1,5 million de dollars dans le budget de 2009 pour appuyer les athlètes qui prennent part aux Jeux olympiques spéciaux. C’est fort apprécié.

Les Jeux olympiques spéciaux ouvrent des portes à ceux qui se trouvent souvent devant des portes closes, et ils ouvrent les esprits de ceux qui n’ont pas vu le potentiel des autres.

Je demande aux sénateurs de me croire sur parole quand je leur dis que le meilleur remède contre le cynisme est de participer aux Jeux olympiques spéciaux. On peut être entraîneur ou bénévole, on peut accompagner un athlète à une pratique ou contribuer financièrement au mouvement. En appuyant les Jeux olympiques spéciaux, on peut aider à éliminer les obstacles auxquels sont toujours confrontées les personnes atteintes de déficiences intellectuelles.

Comme le savent les sénateurs, c’est un combat personnel pour moi. En appuyant les Jeux olympiques spéciaux, nous ferons du Canada un pays plus inclusif et contribuerons à un monde meilleur.