Le Mois de la sensibilisation à l’autisme

Honorables sénateurs, nous soulignons en octobre le Mois de la sensibilisation à l’autisme et je repensais à tout ce qui arrivé ce mois-ci. Comme je l’ai mentionné hier, l’appui donné avant-hier par un si grand nombre de députés au projet de loi sur la Journée de sensibilisation à l’autisme, qui sera bientôt signé par le gouverneur général, était quelque chose à voir. Le projet de loi vise plus qu’à sensibiliser : il s’appuie sur un plan et j’espère qu’il ne se traduira pas uniquement par des gestes symboliques, mais aussi par des actions concrètes.

Les députés Mike Lake, Harold Albrecht, Libby Davies, Hedy Fry et bien d’autres ont appuyé ce projet de loi.

Le fait d’avoir un Mois de la sensibilisation à l’autisme peut sembler symbolique, mais ce n’est pas le cas. Chaque geste posé dans l’intérêt des personnes atteintes d’autisme, si modeste soit-il, nous rapproche de la solution à la crise de l’autisme.

J’ai été sensibilisé à l’autisme il y a 10 ans en voyant un manifestant qui brandissait une pancarte e qui semblait accablé. Il ne pouvait même pas établir un contact visuel avec son fils. Le garçon était isolé et ils étaient tous deux isolés du reste du monde. Pendant les 10 années qui ont suivi, avec vous tous, j’ai travaillé dur pour que nous accordions plus d’attention à ce trouble.

Le Comité des affaires sociales a mené une étude sur l’autisme dont le rapport subséquent, intitulé Payer maintenant ou payer plus tard, a été approuvé par tous les sénateurs. Le titre du rapport a été inspiré par le commentaire d’un témoin qui a dit qu’il y aurait un prix à payer, maintenant ou plus tard, et cela nous a semblé juste.

Le gouvernement a pris un certain nombre de mesures importantes. Grâce à ce projet de loi et à d’autres initiatives du Sénat, nous avons maintenant un système de contrôle et de surveillance qui, à mon avis, se révélera crucial, étant donné que les fonctionnaires de Santé Canada devront communiquer aux provinces les renseignements dont ils disposent. Cette façon de faire constituera peut-être le premier pas vers une stratégie nationale en matière de troubles du spectre autistique. Cette démarche est jugée très importante.

Je vais poursuivre l’étude sur les autistes autochtones, jeunes et adultes, parce que cette responsabilité nous incombe.

Lorsque j’ai donné avis de cette interpellation en 2007, un enfant sur 150 était autiste. Cinq ans plus tard, c’est un enfant sur 88. Les parlementaires ont beaucoup de pain sur la planche. Octobre est le Mois de la sensibilisation à l’autisme. Honorables sénateurs, nous vous saurions gré de parler de l’autisme lorsque vous vous rendez dans vos régions respectives.

Il faut poursuivre le travail afin d’améliorer la vie des autistes et de leurs familles. En fait, améliorer leur vie nous permet d’améliorer notre propre vie.