Le Mois de sensibilisation à l’autisme

Honorables sénateurs, octobre est le Mois de sensibilisation à l’autisme. Pour les particuliers et les associations qui se dévouent à la cause de l’autisme, c’est l’occasion de sensibiliser la population et de défendre les intérêts des personnes touchées par la maladie.

Le milieu canadien de l’autisme, comme chacun le sait, est formé de dizaines de milliers de personnes. Chacune a son histoire bien à elle et joue un rôle unique, mais elles ont toutes en commun la volonté d’agir et, ce qui les pousse à continuer, la certitude qu’il reste toujours du travail à faire, malgré les énormes progrès qu’elles réalisent chaque jour.

Le mois dernier, j’étais à Woodstock, au Nouveau-Brunswick, pour prendre la parole à l’occasion de la première rencontre d’un groupe d’amitié pour les familles d’enfants autistes. Une vingtaine de femmes — des mères et des grands-mères d’enfants autistes — se trouvaient dans la salle. Elles veulent toutes changer les choses, mais elles ne savent pas par où commencer. Les ressources et les services offerts par le gouvernement du Nouveau-Brunswick sont insuffisants, et il est difficile de comprendre comment fonctionne le système et comment on peut y avoir accès.

Je parle très souvent à des groupes du milieu de l’autisme. Chaque groupe est différent, mais celui-là m’a vraiment étonné. L’histoire de ces gens est la même que celle des gens que j’ai rencontrés il y a une dizaine d’années, lorsque j’ai entrepris d’en apprendre davantage sur l’autisme. Vous vous rappellerez peut-être que, il y a six ans seulement, j’ai demandé au Sénat et au Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie de faire une étude sur la question, à l’issue de laquelle nous avons publié le rapport Payer maintenant ou payer plus tard : les familles d’enfants autistes en crise, qui a su attirer l’attention. J’espère qu’il intéressera les journalistes à la tribune aujourd’hui. Il présente une série de recommandations très fermes qui sont le fruit d’un consensus dans le milieu de l’autisme. La recommandation visant à créer une stratégie canadienne sur les troubles du spectre autistique ressort nettement encore aujourd’hui comme la seule façon efficace et morale de réagir à la crise de l’autisme dans notre pays.

Les milliers de familles canadiennes touchées par l’autisme se heurtent à des obstacles inutilement difficiles à surmonter. Bien sûr, il faut améliorer les services et les ressources mis à leur disposition, mais il faut également s’assurer que ces derniers sont cohérents et accessibles partout au pays.

Le mois de sensibilisation à l’autisme et les campagnes de promotion de la stratégie nationale sur les troubles du spectre autistique touchent à leur fin, mais il devient de plus en plus urgent de mettre en place une stratégie.

Je vous exhorte à agir, honorables sénateurs, et à faire tout ce qui est en votre pouvoir pour persuader le gouvernement fédéral d’assumer ses responsabilités et de répondre à ce besoin, une fois pour toutes.