L’organisme Cancer de l’ovaire Canada

Honorables sénateurs, l’épinglette que je porte est celle du cancer de l’ovaire. Je serais reconnaissant à mes collègues de porter attention à ce que je vais dire.

Honorables sénateurs, la semaine dernière, j’ai rencontré trois femmes remarquables qui représentent l’organisme Cancer de l’ovaire Canada. Monique est l’ancienne directrice du bureau de l’organisme au Québec. Lynn, dont la mère est décédée du cancer de l’ovaire, est collectrice de fonds bénévole pour l’organisme. Il y a également Carol.

Carol est une survivante du cancer de l’ovaire, mais elle a récemment appris que le cancer est revenu. Comme c’est trop souvent le cas lorsque des femmes sont atteintes une deuxième fois de ce cancer, le traitement n’a pas donné les résultats souhaités pour Carol. Elle compte utiliser le temps qu’il lui reste à vivre pour sensibiliser le public, revendiquer des améliorations et recueillir des fonds afin d’aider les autres femmes qui sont ou seront atteintes du cancer de l’ovaire.

Chaque jour, cinq femmes meurent du cancer de l’ovaire au Canada. Cette année, on diagnostiquera 2 800 nouveaux cas de cancer de l’ovaire au pays. Le cancer de l’ovaire est le cinquième cancer féminin le plus fréquent, et il est aussi le plus mortel. Ces 50 dernières années, ces données n’ont pas beaucoup changé.

Le cancer de l’ovaire est difficile à détecter, car ses symptômes sont les mêmes que ceux de plusieurs autres maladies. Il n’existe aucun examen fiable permettant de diagnostiquer la maladie.

C’est la dure réalité des faits.

Cancer de l’ovaire Canada est le seul organisme national de bienfaisance voué à la lutte contre cette maladie. L’organisme soutient les femmes et leur famille. Il sensibilise et informe les fournisseurs de soins de santé. De façon indépendante, ainsi qu’avec des partenaires comme la Société canadienne du Cancer et l’Institut de recherche Terry Fox, il finance des programmes et des bourses de recherche essentiels.

Honorables sénateurs, en général, nous sommes loin de parler suffisamment du cancer de l’ovaire et nous sommes aussi loin de comprendre cette maladie. Cancer de l’ovaire Canada travaille fort pour corriger cette situation.

En tant qu’homme, je peux aider à éliminer les obstacles qui empêchent notre société de lutter contre cette forme de cancer en tenant compte de ses risques et de ses répercussions. Je commence aujourd’hui en vous encourageant à vous informer sur cette maladie auprès de Cancer de l’ovaire Canada et à appuyer le but et les objectifs de sa campagne de financement en cours.

Cancer de l’ovaire Canada cherche à obtenir une somme supplémentaire d’au moins 10 millions de dollars du gouvernement simplement pour que son financement équivaille à celui qui est affecté à la lutte contre le cancer du sein et de la prostate. Selon moi, c’est tout à fait justifié.

Aussi, ne serait-il pas formidable que la tour de la Paix soit illuminée en turquoise? Le dimanche 8 mai, on soulignait la Journée mondiale du cancer de l’ovaire. Cette journée est soulignée à cette date tous les ans. Par ailleurs, le mois de septembre est le Mois de sensibilisation au cancer de l’ovaire. Nous pourrions alors illuminer la tour de la Paix en turquoise.

S’il est possible d’illuminer la tour de la Paix en bleu pour l’autisme le 22 avril, il est sûrement possible de faire la même chose, mais en turquoise, pour le cancer de l’ovaire. Honorables sénateurs, nous devons bien cela aux femmes du Canada.

Je vous remercie.