Motion tendant à suspendre l’honorable sénatrice Pamela Wallin—Motion d’amendement

[Traduction]

Votre Honneur, il est tard. L’horloge indique presque 16 heures. Je comptais prendre la parole lundi ainsi que, peut-être, mardi, mercredi ou la semaine suivante, compte tenu de la grande importance du présent débat.

Honorables sénateurs, je préférerais vous parler aujourd’hui de l’autisme, des Olympiques spéciaux, des enfants handicapés ou de la promotion de la Journée nationale de l’enfant, que nous célébrons au Sénat en novembre, sous votre présidence, Votre Honneur. Je suis certain que plusieurs autres sénateurs, qui s’intéressent à beaucoup de causes à divers endroits au pays, préféreraient parler de ce qu’ils font dans leur champ d’expertise.

Croyez-le ou non, je pense que j’aimerais mieux parler du discours du Trône. J’ai l’impression que dix ans se sont écoulés depuis que le gouverneur général a pris place là, sur votre siège, Votre Honneur, pour tracer les grands axes du programme du gouvernement pour les années à venir. C’est comme si cela ne s’était jamais produit puisque même les ministériels n’en ont pas parlé. Aucun des sénateurs d’en face n’en a discuté. Rien n’a été présenté. Rien de tout cela n’a été débattu.

Il n’a pas du tout été question de vision. Il n’a pas été question de projets de loi. Le Sénat est paralysé — pris en otage, pour ainsi dire — par ces motions de suspension, des motions que je désapprouve parce que, comme je l’ai déjà dit cette semaine — et comme je le répète en termes très simples —, nous sommes au Canada, bon sang, un pays démocratique où les droits devraient être protégés, un endroit où l’on devrait respecter la procédure établie et s’acquitter de son devoir de diligence raisonnable, dans les règles de l’art. Pourtant, nous entravons des enquêtes en cours. La GRC enquête, mais nous conjecturons sur ses résultats. Nous spéculons sur ce qui pourrait se produire ou non prochainement.

Les amendements que proposent le leader et le leader adjoint de l’opposition me semblent relever du gros bon sens. Comme l’ont déjà dit d’autres personnes, nous sommes la Chambre de second examen objectif, alors pourquoi ne pas faire une pause, nous concerter et demander à nos leaders de négocier quelque chose de logique? Faisons comparaître les trois sénateurs devant le Comité du Règlement, de manière à ce que leur avocat respectif puisse les accompagner.

Beaucoup de documents ont été produits au cours des trois ou quatre derniers jours. Je n’ai même pas eu le temps de les regarder, et encore moins de les lire. Par conséquent, puisque 16 heures approche, j’aimerais seulement ajouter, monsieur le Président, que j’appuie la motion d’amendement que mon leader a présentée.