Visite à CanAssist

Chers amis,

Merci de m’accueillir ici aujourd’hui. Ce matin, j’ai fait une visite vraiment intéressante aux labos et je vous remercie de m’en avoir ouvert les portes. En fait, vous avez fait beaucoup plus que m’ouvrir des portes, vous avez ouvert mon esprit à un monde de merveilleuses possibilités.

Le travail que vous accomplissez en est un d’ouverture. Avec une grande créativité et une impressionnante ingéniosité, vous ouvrez des portes sur le monde pour des personnes qui se heurtent quotidiennement à leurs limites et à des portes closes. Je pense que CanAssist avait déjà fait sien le slogan Yes we can, bien avant que Barack Obama ne le popularise.

La technologie novatrice nous laisse souvent bouche bée et pantois parce qu’elle nous démontre à quel point les être humains peuvent être intelligents, brillants et créatifs.  C’est impressionnant!  Votre travail va cependant beaucoup plus loin et je suis d’autant plus impressionné parce qu’il fait appel autant au cœur qu’au cerveau de l’homme.

OPTION : PARLER DE PROJETS QUE VOUS AVEZ VUS, DE GENS QUE VOUS AVEZ RENCONTRÉS

Tout compte fait, votre travail concerne les gens. Il consiste à aider les gens, à faire le bien dans le monde.

« Faire le bien dans le monde », voilà quel devrait être notre but à tous. C’est ce que m’a appris mon père, le révérend J.E. Munson, dès mon plus jeune âge.

Mon père était un homme extraordinaire, qui croyait que nous devions faire le Bien, que nous avions tous la responsabilité de faire de nos collectivités et de notre pays des lieux de paix, de bonne volonté et de prospérité partagée.

Durant mon enfance à Campbellton, au Nouveau Brunswick, mon père m’emmenait avec lui distribuer aux familles des paniers de provisions à l’occasion de l’Action de Grâces et de Noël.  Il voulait que j’apprenne qu’il était de notre devoir à tous d’aider les plus démunis.

S’il avait été encore en vie lorsque j’ai été nommé sénateur, mon père m’aurait dit ceci, j’en suis certain : « Jim, quelle chance tu as. Tu a maintenant l’occasion de faire le bien dans le monde ». Et c’est ce que j’ai toujours cherché à faire au Sénat.

Dans le cadre de mon travail de sénateur, je me suis toujours posé la question suivante : « Qu’est ce que cette loi signifie pour les enfants et les familles? » Et au sein du Caucus libéral, je me fais un devoir de rappeler à mes collègues que faire de la politique, c’est être au service des gens et que nous devons toujours avoir la motivation de faire le bien auprès du plus grand nombre de personnes possible. Ce travail m’apporte beaucoup de satisfaction et c’est avec plaisir que j’ai parrainé au Sénat le projet de loi faisant du 2 avril la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. Ce projet de loi est l’aboutissement d’une enquête que j’ai lancée afin d’examiner le problème de l’autisme et l’accès inégal des familles du pays aux ressources et aux mesures de soutien.

Dans le cadre de ses audiences, le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie a entendu des groupes qui représentent et travaillent auprès de personnes touchées par l’autisme, qu’il s’agisse de personnes vivant avec l’autisme, de médecins, de chercheurs, de travailleurs sociaux, d’enseignants, de travailleurs communautaires – nous avons entendu les témoignages de tout le monde. Notre rapport Payer maintenant ou payer plus tard : les familles d’enfants autistes en crise a reçu l’appui inconditionnel de tous les partis politiques au Sénat et il a contribué à sensibiliser davantage les Canadiens à ce problème de plus en plus courant.

Ce genre de travail est très satisfaisant, mais mon rôle préféré, en tant que sénateur, est celui que j’exerce à l’extérieur du Sénat – loin de la Colline du Parlement.  C’est là que je trouve mon inspiration et mon énergie – en construisant des ponts de possibilités pour les moins nantis.

Je collabore avec Olympiques spéciaux Canada, un organisme communautaire national qui offre des possibilités d’entraînement sportif et de compétition à plus de 32 000 athlètes présentant une déficience intellectuelle.  C’est un Canadien, le docteur Frank Hayden, qui, dans les années 1960, a sonné l’alarme en constatant la mauvaise condition physique et le peu habiletés motrices des personnes ayant une déficience intellectuelle. Et c’est feue Eunice Kennedy Shriver qui, après avoir entrepris une recherche, a créé les Jeux olympiques spéciaux.  Cette initiative internationale a beaucoup fait pour abattre des barrières, sensibiliser la population et ouvrir de nouveaux horizons aux personnes présentant une déficience intellectuelle.

C’est un mouvement extraordinaire dont j’ai été le fier ambassadeur aux Jeux olympiques spéciaux de Shanghai et aux Jeux d’hiver de Boise, dans l’État de l’Idaho.

Mon engagement tient également à des raisons d’ordre personnel.  En 1969, l’année même de la fondation des Olympiques spéciaux, Ginette et moi avons perdu notre fils Timothy.  Il n’avait que neuf mois et était atteint du syndrome de Down.  Ginette et moi avons traversé cette épreuve ensemble.

J’ai toujours pensé que si je pouvais faire plus dans ma vie, je le ferai pour Timmy.
Les personnes qui vivent avec une déficience intellectuelle méritent notre amour.  Elles méritent notre soutien, tant dans les petites communautés que dans cette grande communauté que nous appelons le Canada.

Mon travail avec l’équipe des Olympiques spéciaux est une priorité dans mon nouveau rôle.  Lorsque les gens me demandent pourquoi ce travail est important pour moi, ma réponse est simple : « J’adore Timmy, j’adore les enfants et j’adore le sport ».

Sur la scène internationale, je collabore avec SOS Children’s Villages, une organisation qui fournit des maisons à des orphelins du monde entier.  À Ottawa, j’ai le plaisir de soutenir de nombreux groupes locaux, dont Ottawa : l’amie de la jeunesse, ainsi que des organisations non gouvernementales qui luttent contre la pauvreté infantile.

J’ai également saisi diverses occasions pour encourager la participation des jeunes à la vie de leurs communautés. En novembre de chaque année, nous célébrons la Journée nationale de l’enfant. Avec des collègues sénateurs, nous ouvrons les portes de la Chambre rouge à un groupe de jeunes écoliers de sixième et de septième année de la région d’Ottawa. Nous invitons de jeunes artistes et de jeunes leaders à passer y la matinée pour célébrer les jeunes et le rôle qu’ils jouent, maintenant, pour faire du Canada un pays meilleur.  Nous disons trop souvent que les jeunes sont notre avenir. Pour moi, les enfants sont notre présent. C’est maintenant qu’ils apportent leur contribution et c’est maintenant qu’ils doivent s’engager.

Je suis heureux d’être ici aujourd’hui pour soutenir le travail accompli par CanAssist ainsi que par vos clients et leurs familles.

Je tire beaucoup de plaisir et de satisfaction à travailler avec des groupes qui veulent changer les choses – des groupes qui « font le bien ».

« Faire le bien », cela veut parfois dire accomplir un travail incroyablement complexe et technique – comme celui que vous faites dans vos laboratoires.  C’est là que le cerveau jubile.  Mais il y a d’abord le cœur – la croyance que chacun a sa place, que chacun a un rôle à jouer et que chacun doit être pris en compte.

Vous m’avez démontré aujourd’hui qu’il est possible d’accomplir de grandes choses lorsque le cerveau et le cœur travaillent ensemble.  Je vous remercie encore une fois de m’avoir invité ici aujourd’hui.  J’ai beaucoup appris et je suis content d’avoir pu constater de visu le travail extraordinaire que vous accomplissez.  Je vous en prie, continuez votre bon travail.  Vous êtes un exemple pour nous tous.